Résumé
Dans un futur lointain, l’humanité s’est dispersée dans les étoiles, formant diverses colonies et blocs politiques qui poursuivent leurs idéologies et ambitions propres. L’unité de la Terre est un mythe, remplacée par des rivalités complexes entre des factions telles que les Martiens, les Ceinturiens, la Coalition des Transports spatiaux, et le Front de libération colonial.
Les personnages-joueurs (PJs) appartiennent à la Section Alpha, un service de renseignement d’élite sous l’autorité directe du président du Conseil. Leur mission : protéger l’ordre interstellaire contre le terrorisme et les menaces des gouvernements agressifs. Opérant à bord d’une frégate de reconnaissance, ils mènent des missions variées, allant de l’infiltration et la collecte de renseignements sous couverture civile à des opérations militaires périlleuses dans des zones sous tension.
Alors que les tensions politiques croissent et que les alliances s’effritent, des conflits éclatent à travers les colonies. La technologie de pointe, comme les PAA (Particle Acceleration Arrays), les bracelets de données et les implants cybernétiques limités, équipe ces agents. Les voyages spatiaux sont facilités par des portails de déplacement, tandis que la guerre, la diplomatie et la technologie quantique façonnent un futur où chaque mission peut déterminer l’équilibre des pouvoirs.
L’histoire récente
Le début du XXIIᵉ siècle a vu plusieurs révolutions technologiques majeures. Tout d’abord, les réacteurs à fusion qui ont permis la conception des moteurs VASMR. Ces nouveaux moteurs, très économes en carburant et assurant une poussée continue, ont réduit les temps de transports spatiaux et permis une colonisation de Mars, puis d’autres planètes comme certaines lunes de Jupiter ou de Saturne. Et, enfin, une construction de vaisseaux facilitée a donné l’occasion d’exploiter les astéroïdes des ceintures.
Quelques années plus tard, un conglomérat de sociétés et de scientifiques a réussi à créer un premier prototype de portail « de transfert spatial » lors de recherches sur la création de moteurs « plus rapide que la lumière ». Cette invention est un pur accident, la plupart des scientifiques ne comprenant pas complètement les principes. Quoi qu’il en soit, ces portails permettent un transfert quasi instantané entre deux portes. Ce qui a conduit à la colonisation de nouvelles planètes habitables loin du système solaire.
Mais, pendant que le monde scientifique et économique se ruait dans cette nouvelle technologie et la colonisation de mondes, Mars, sous l’impulsion d’un magnat un peu mégalo décida de rompre les ponts avec la Terre, persuadé que les avancées technologiques des sociétés installées sur Mars créeraient une atmosphère en quelques années et la rendrait plus habitable que la Terre polluée.
Les tensions augmentèrent jusqu’à ce que des échanges armés aient lieu entre la Terre unifiée (plus ou moins unifiée d’ailleurs) et Mars. L’attaque et la destruction de vaisseaux créèrent une période de famine dont les Ceinturiens furent les plus touchés, étant fortement dépendants pour leurs produits de première nécessité (eau et nourriture).
Ils décidèrent de se rebeller et lancèrent deux météorites, une sur Terre et une sur Mars, qui provoquèrent des milliers de morts. S’ils s’attendaient à ce que Terre et Mars s’allient contre eux, ce n’est heureusement pas ce qui se produisit. Un cessez-le-feu s’instaura et les institutions politiques furent bouleversées.
La Terre mis en place une Alliance (Terran Alliance) regroupant la quasi-totalité des gouvernements terriens pour la gestion des « propriétés » terriennes hors de la planète. Chaque pays conserva une certaine autonomie politique, mais au fil des ans celle-ci commencèrent à décliner au profit d’une gestion « centralisée » par l’Alliance. Seuls quelques pays, principalement dictatoriaux, refusèrent de « rejoindre » cette alliance.
Mars de son côté tira les conclusions de ce conflit. Leur « président » mégalomane fut destitué, jugé et emprisonné. Une République Confédérée fut mise en place, considérant les colonies martiennes.
Le fait de « posséder » des colonies habitables donna un grand coup d’arrêt aux plans de terraformation de Mars. Beaucoup de citoyens préférèrent immigrer vers les colonies, malgré les challenges apportés par des biomes extra terrestres. Mars est devenu, au fil du temps, plus une place de pouvoir et de recherches scientifiques, ainsi que le QG et la planète de production des ressources militaires de la confédération.
Si tout semblait se dérouler pour le mieux, c’était sans compter sur les Ceinturiens. Les sociétés en charge de l’exploitation des ceintures, comme toujours intéressés par le gain, réduisirent de plus en plus les fonds alloués à ces productions, ce qui conduisit à un sentiment croissant d’injustices chez les Ceinturiens. La plupart étant « vieux » de plusieurs générations dans l’espace, étaient incapable d’émigrer vers des planètes à gravité. Voyant leurs conditions se dégrader, ils choisirent la voie du « combat ». Naquit ainsi le Front de Libération Ceinturien.
Cette « insurrection » finit d’ailleurs par toucher certaines colonies qui firent sécession rapidement, en prenant simplement le contrôle des portails permettant l’accès à leurs systèmes. Cela n’étant possible, bien entendu, que pour les planètes ne dépendant pas de la Terre ou de Mars pour leur survie.
Niveau Technologique
Vaisseaux
Les vaisseaux ne possèdent pas de gravité artificielle. Ils sont conçus comme des immeubles et profitent des accélérations et décélérations pour simuler la gravité.
L’accélération pouvant être importante, chaque « fauteuil » est généralement doté de gel à mémoire de forme et d’injecteurs automatiques pour administrer des produits permettant de mieux résister à la poussée (xG). Lors des phases d’apesanteur les équipages utilisent des bottes magnétiques.
Il existe deux types de conception / fabrication de vaisseaux. La plus classique et commune est d’utiliser une armature métallique « externe » dans laquelle on insère des modules spécialisés, reliés entre eux. Cela permet une certaine latitude dans l’aménagement, tout en gagnant beaucoup de temps pour la fabrication. Optionnellement un « blindage » extérieur peut être posé sur l’armature.
Les autres vaisseaux sont plutôt construits « sur mesure et sur plan », comme on concevait les navires au XXème siècle.
Armement de Vaisseaux
La guerre dans l’espace n’est pas du Space Opera. Les capteurs permettent souvent de repérer des vaisseaux à des milliers (voire des millions de kilomètres), l’arme de prédilection est donc la torpille (longue portée et destinée à impacter une cible), ou le missile (portée plus réduite, et explosion près de la cible).
La meilleure défense, hormis les contre-mesures électroniques, ce sont les Canons de Défense Rapprochée (CDR), généralement des mitrailleuses « Gatling » ou leur équivalent. Le but dans ce cas est souvent de saturer la trajectoire entre le projectile ennemi et le vaisseau d’obstacles pouvant détruire le projectile.
Enfin, l’artillerie lourde se compose de canon à accélération magnétique (Gauss), projetant des obus en minerai ferromagnétique, servant souvent de sabot à une âme plus « dense » et propulsé à des vitesses très importantes. L’énergie cinétique déployée est souvent bien plus puissante qu’un simple explosif. Le désavantage étant une trajectoire prédictible.
NOTE : Les « boucliers » n’existent pas, seule le blindage permet la protection des vaisseaux et des équipages. De fait du risque de décompression, les combats ont souvent lieu, selon la taille du vaisseau, en vide spatial, l’équipage étant en scaphandre.
Portails
Les portails sont des constructions spatiales lourdes, complexes et imposantes, au coût de fabrication important, leur nombre est donc encore très limité. Ils se composent généralement d’un tunnel circulaire ou hexagonal générant une sorte « cage quantique » entre deux portails.
De par le concept de téléportation quantique le vaisseau existent un court instant dans les « cages » avant de réapparaitre définitivement.
Il faut donc toujours deux portails pour fonctionner. Un système automatisé permet de gérer les entrées et sorties des portails en toute sécurité. Bien entendu, ces portails sont généralement sécurisés et bien protégés.
Hormis la phase d’accélération et de décélération, le passage entre deux portails est instantané.
Vaisseaux de déploiement de porte
Lorsque l’on veut mettre en place une nouvelle porte, on utilise habituellement un vaisseau dédié qui transporte à vitesse maximale un équipage minimum pour la « construction » de la nouvelle porte qui est pré-montée sur le vaisseau. Des déploiements par des vaisseaux automatiques ont été tentées, mais avec 2 échecs sur 3, et au vu du prix des portails, il a été considéré qu’un déploiement humain était préférable.
Les voyages prennent souvent des mois, voire des années pour déployer de nouvelles portes dans des espaces lointains, ce qui oblige à coloniser de nouveaux systèmes dans la continuité des anciens.
Informatique
L’informatique en elle-même n’a pas grandement varié. L’IA n’a pas été la révolution attendue, même si elle est souvent intégrée un peu partout comme « assistant ».
Les deux plus grandes innovations ont été la mise au point des terminaux, une évolution du classique « smartphone », capable de remplacer complètement n’importe quel ordinateur. Hormis la puissance, c’est surtout l’invention de la PIN qui a permis des interactions facilitées avec les terminaux.
Ces derniers sont aussi plus modulaires, permettant l’ajout de capteurs spécifiques, (analyse d’air, de radiations, etc.).
La PIN, ou Puce d’Interfaçage Neurale est un dispositif se collant sur une tempe et permettant d’interagir via le cortex cérébral (et en particulier le Thalamus, centrer relais des organes sensoriels) avec tout équipement électronique, dans les deux sens, par hyperfréquence.
Il peut ainsi afficher des informations en surimpression sur la vue de son porteur (rendant inutile la technologie holographique et « boostant » celle de la réalité augmentée), comprendre des « ordres » simples, servir de communicateur, d’interface de saisie etc.
Robotique
Comme pour l’informatique, les robots n’ont pas été la révolution attendue. Chers, pas si fiables qu’attendu, incompatibles avec les radiations solaires et l’apesanteur, ils sont limités à des tâches industrielles ou secondaires, généralement dans des secteurs nécessitant une grande main d’oeuvre (travaux agricoles).
A la place, les drones pilotés par PIN, sont très courants.
Armement Personnel
Qu’il soit militaire, civil ou de sécurité, l’armement a progressivement évolué de l’arme à propulsion chimique vers des armes à munition autopropulsée, qui à l’avantage de ne pas produire de recul lors du tir. Les armes profitant d’un canon plus long peuvent de plus profiter d’une section d’accélération magnétique qui améliore les dommages.
Communications
La colonisation de l’espace a apporté son lot de problème, dont le plus important reste la communication. Pour toute personne vivant dans l’espace, le fait de devoir attendre plusieurs heures une réponse et de ne pouvoir parler « de visu », sont entrés dans les mœurs.
La méthode de communication la plus rapide est par faisceau dirigé (généralement un laser), mais reste limité à la vitesse de la lumière, ce qui semble long quand des millions de kilomètres sont en jeu. Tout le monde ne peut pas posséder un émetteur FD, ce qui limite à l’utilisation de relais « public ».
Néanmoins, les combinaisons spatiales militaires possèdent ce genre de communication qui a l’avantage de ne pas pouvoir être « piraté ».
Scaphandres
Pour toutes les personnes travaillant dans l’espace, une combinaison spatiale telle qu’elles étaient conçues au XXIème siècle est un « no go ». Trop encombrantes, trop chères.
De fait la plupart des gens, y compris les militaires, utilisent une « Pressure Sleeve », une combinaison intelligente capable de se rétracter dans le vide et de simuler l’effet de pression d’une combinaison pressurisée. Elle est généralement portée sous d’autres vêtements (bien souvent une combinaison de travail) et peut donc servir de combinaison spatiale « normale ». Elle comprend généralement tout le nécessaire pour le chauffage, la réparation automatique de petits accrocs et les connexions nécessaires pour porter casque, gants et réserves d’oxygène et d’énergie.
Il existe aussi des combinaisons dotées d’exosquelettes (ou exo-scaphandre), mais surtout réservées aux militaires (et principalement aux martiens pour « compenser » une éventuelle différence de gravité, par exemple, celle entre Mars et la Terre).+
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Dernière mise à jour : 25 août 2025 12:22 par kylcannon