Les « Mange Poussières »
Les vaisseaux « Mange Poussières » sont la plus ancienne forme de vaisseau voyageant sur de longues distances, même si le nom désigne tout type de vaisseau longue portée mais ne dépassant que rarement 1/4 de la vitesse de la lumière. Leur dénomination vient de l’époque où ce genre de vaisseau « aspirait » les particules et gaz présent dans l’espace par des collecteurs bussard afin d’alimenter le réacteur du vaisseau. De nos jours cela comprend aussi les vaisseaux à voile solaires, à moteur ionique ou tout type de vaisseau peu rapide mais avec une très grande autonomie.
On ne fabrique quasiment plus ce genre de vaisseaux de nos jours, mais on en trouve encore pour certaines missions d’exploration profonde.
Vaisseaux « Sillage »
Ce terme regroupe tous les vaisseaux ne possédant pas de moteurs « Triche Lumière » ou autre technologie PRL (Plus Rapide que la Lumière). Ces vaisseaux sont néanmoins capable d’atteindre assez rapidement des vitesses importantes (de 10% à 20% de la vitesse de lumière) tout en conservant une consommation énergétique et une « habitabilité » pour l’équipage. Ils servent principalement à se déplacer dans un système et utilisent les Trous de ver (Portails) pour changer de système.
C’est bien entendu le type de vaisseau le plus courant, que ce soit pour les vaisseaux Cargo, les vaisseaux de transport privés ou les vaisseaux de croisière.
Beaucoup de ces vaisseaux sont construits en fixant /glissant des modules préfabriqués dans une structure tubulaire, en les reliant ensembles, puis en couvrant l’ensemble de plaque de blindage. Avec cette méthode un petit vaisseau de type corvette peut être monté en moins de 15 jours (sans compter la construction des modules).
Bien sur, au delà de cette méthode, des chantiers spatiaux sont capables de produire des vaisseaux plus recherchés, voir fait sur mesure.
Vaisseaux « Courrier » et vaisseaux de classe Hermes
Les vaisseaux « Courrier » sont des vaisseaux nécessitant une vitesse et une accélération plus importante, afin de pouvoir rejoindre des points éloignés rapidement. Ils peuvent éventuellement atteindre 90 % de la vitesse de la lumière à condition d’avoir une accélération continue. Si cela ne pose aucun problème pour les vaisseaux non habités comme les Classes Hermes (qui servent à maintenir les parties de l’Omninet hors de la « bulle de communication » à jour des informations), les choses se compliquent si le vaisseau a un équipage. Dans ce cas l’accélération est souvent limitée à 4-6 G pendant quelques minutes. Différents moyens existent pour augmenter légèrement la durée.
La seule méthode viable pour compenser entièrement l’accélération est l’utilisation de « Compensateur inertiel » qui empêche l’accélération de s’appliquer. Néanmoins en cas de défaillance de ce système la mort de tout l’équipage est quasi instantanée.
Donc souvent, en plus des compensateurs inertiels (ou à la place), les courriers (ou cutters) possèdent des couches d’accélération à la place de sièges : Ils possèdent des coussins en gel spécifiquement étudiés et adaptables permettant de réduire (légèrement) la pression ressentie par l’équipage. Il existe aussi des caissons d’accélération, consistant en un « sarcophage » rempli d’un gel absorbant les effets de l’accélération. Ce gel peut être respirable directement ou non.
Vaisseaux « JumpShip »
Les vaisseaux Jumpship ou vaisseaux Einstein Rosen sont une invention Terrienne. C’est ce type de vaisseaux qui a permis le premier contact et qui a permis aux terriens de rejoindre l’Alliance Galactique.
Le principe est le même que celui des trous de ver, mais intégré dans le vaisseau. Ce dernier va simplement créé « à la demande » un trou de ver devant la proue du vaisseau, vers sa destination. Le cheminement est ensuite instantané (ou quasi instantané selon la distance).
Une fois l’Alliance Galactique rejointe, néanmoins, ce type de vaisseau finit par ne plus être la norme. Très gourmand en énergie, pas toujours très fiable (en tout cas compliqué au niveau de la maintenance) il a le défaut de nécessiter un saut « à l’aveugle » puisque rien ne permet de voir ce qui il y a un moment T à de très grandes distances.
Ces vaisseaux restent rares, quelques fois utilisés en raison de leur vitesse (instantanée), mais ils sont restreints à des « sauts » à partir de, et vers des points parfaitement enregistrés et surveillés. Des protocoles ont été mis en place pour que chaque vaisseau soit enregistré et se voit attribué un code de « dérive », lui « réservant » ainsi un espace unique aux points de sauts.
Vaisseaux « Triche Lumière »
Les Vaisseaux Triche Lumière sont les vaisseaux PRL les plus courants de l’Univers. Ils utilisent une technologie qui leur permet de créer des « failles » temporaires dans la nature même de l’univers, permettant au vaisseau de pénétrer dans ce que l’on appelle « l’espace Triche Lumière ». Cette « dimension » intermédiaire ne semble posséder aucune des règles physiques qui s’appliquent dans l’univers « normal », permettant aux vaisseaux d’accélérer et de dépasser la vitesse de la lumière. Une fois arrivé à destination, le vaisseau créé une nouvelle faille et réapparait dans l’espace normal. Selon la culture, cette « dimension » s’appelle tour à tour « hyperespace », « dimension morte », « Espace -N », « Espace Zéro », « Subspace », « Warp » ou « Fold space » (et bien d’autres appellations).
Néanmoins ce voyage n’est pas de tout repos. Mais pour se repérer dans cet espace particulier, il est nécessaire d’avoir un navigateur entrainé à la « vision fractale », c’est à dire une une perception de cet espace, pour s’orienter et se guider dans cet espace. Certaines personnes développent ce don dès leur premier voyage en Triche Lumière, mais beaucoup resteront incapables de le faire.
L’autre solution est d’utiliser une Intelligence Artificielle spécifique qui possède toutes les données d’un (ou plusieurs) voyage en Triche Lumière et sont capables de reproduire le trajet et de l’adapter légèrement.
Enfin le fin du fin sont les Navyborgs, des navigateurs possédant la vision Fractale et une IA intégrée.
Les scientifiques sont encore partagés sur la nature du Triche Lumière. Certains pensent qu’il s’agit d’une sorte « d’interdimension », un « espace » entre les univers parallèles. D’autres pensent au contraire que c’est une dimension entièrement éradiquée où même les lois de la physique ont été « détruites ». A ce jour les différentes explorations effectuées dans le Triche Lumière n’ont pu apporter de preuves définitives.
Seul un très bon navigateur peut voyager en Triche Lumière dans une zone « inconnue ». Généralement, se retrouver dans une telle zone est plutôt mauvais signe.
En effet, même si les lois de la physique ne s’appliquent pas, il existe des « obstacles » dans cette « dimension ». Des objets fixes, immenses, d’autres dérivants, des nuages de gaz inconnus, voire, selon certaines personnes, des créatures vivantes.
Les vaisseaux d’exploration utilisent donc plutôt des vaisseaux « mange poussière », ou faisant des petits sauts TL « à vue ».
NOTE: Pour « faciliter » les choses, il existe des routes Triche Lumière préprogrammées, d’un point de saut à un autre. Bien entendu, il faut partir du point de saut pour être sûr de ne pas arriver n’importe où. C’est la méthode utilisée par les IA.
La plupart des vaisseaux de transport « rapide » (utilisant le Triche Lumière) utilise plutôt ce procédé même si cela les transforme en cible de choix pour les pirates.
Vaisseaux Transit
Les vaisseaux transit sont des vaisseaux « gigantesques », tubulaires, dont la taille leur permet de traverser les trous de ver de justesse.
Ils circulent d’un Trou de ver à l’autre suivant un chemin toujours identique, quasiment sans arrêt.
De plus petits vaisseaux peuvent louer un passage et venir s’arrimer à l’intérieur pour profiter de tous les services offerts à bord et sans avoir à s’embêter avec la navigation, surtout entre les différents portails.
Vaisseaux « Hermes »
Les vaisseaux Hermes sont une classe à part de vaisseaux. Ce sont des vaisseaux entièrement automatisés qui suivent une route spécifique entre la sphère de communication de l’AG, où ses systèmes de communication vont télécharger des dernières mises à jour de l’unisphère et de l’omninet, puis rejoindre la Bordure et les mondes des confins pour mettre à jour les réseaux équivalents de ses mondes (mais qui sont « déconnectés » de la sphère de communication à cause de la distance). Ils sont particuliers par le fait qu’ils optimisent au maximum le trajet, profitant de leur « pause » dans le système pour refaire le plein, soit via des drones automatisés, soit via des collecteurs bussards. Ces vaisseaux dépendent directement de l’AG et toute tentative de destruction ou de modification des données est sévèrement puni.
NOTE: Les vaisseaux qui voyagent entre les mondes de la sphère de communication et les mondes éloignés sont aussi dotés d’un module de transfert de données, complètement indépendant du système du vaisseau (généralement lié à l’identifiant IFF).
Trous de ver
Ou Ponts Wheeler-Misner.
Les trous de ver sont des « portails » capable de franchir de grandes distances sans tenir compte des limites physiques. Néanmoins, cela nécessite des infrastructures immenses, des sources d’énergies monstrueuses (1000 fois plus s’il n’y a pas un portail à l’autre bout) et ils doivent être surveillés comme le lait sur le feu, un dysfonctionnement ou un déplacement du trou de ver « non programmé » pouvant créer un cataclysme.
Un des premiers essais a d'ailleurs entièrement éradiqué la vie sur toute une planète la rendant stérile à jamais.
Les trous de ver nécessitent deux portails : c’est le cas courant de la plupart des liaisons permanentes. Dans ce cas là, la consommation d’énergie est moindre, les risques d’effets de bord moindres et permettent d’établir de véritables « routes » ou des chemins de fer (équivalent) pour le transport des marchandises et passagers.
Par contre, les portails de trou de ver ne sont construits que lorsque l’économie s’y prête, tellement l’investissement financier et technique est important. Donc souvent il faut qu’un système stellaire soit déjà bien colonisé pour qu’on installe un trou de ver près de la planète principale (à charge des vaisseaux de faire la répartition ensuite).
De plus il est n’est pas recommandé de traverser un trou de ver sans protection. Au minimum un scaphandre. Mais généralement le passage se fait via un véhicule, spatial ou terrestre.
IMPORTANT D’ailleurs dans certains cas (trous de ver les plus éloignés, ou trous de ver d’urgence sans portail d’arrivée) même un vaisseau ou une navette / train n’est pas suffisante et dans ce cas les voyageurs sont mis en « stase » dans un caisson empli d’un gel respirable.
Les effets de transition de tels « passages » brutaux ont des effets délétères sur le corps (humain ou ET) et sur le cerveau.
Trous de ver « atmosphériques »
Il est possible, et il existe, des portails sur des planètes, mais le prix est littéralement excessif : outre un système de sas en amont et aval de chaque portail pour éviter le passage de contaminants d’une planète à l’autre, ou pour équilibrer les atmosphères, il faut aussi une dépense d’énergie folle pour compenser les mouvements des planètes l’une par rapport à l’autre (un trou de ver ne « traverse » pas une planète, et doit donc la contourner. De plus il y a une coupure temporaire très courte lors du changement de coté).
Néanmoins toutes les planètes capitales de l’Alliance Galactique sont raccordées entre elles via un tel réseau de Portails Atmosphériques, permettant de se rendre ainsi d’une planète à l’autre en train. Et cela facilite aussi (et compense le coût de tels portails) le transport des marchandises.
Assimilable à des Trous de ver « atmosphériques », il existe des Trous de ver « trans atmosphériques ». Ils ne sont qu’au nombre de trois et sont tous sur Narjanaa, la planète Cité aux 10 000 jardins, capitale de l’Alliance Galactique. Ils relient la surface de la planète à des stations en orbite pour faciliter le transport des marchandises.
Ils sont néanmoins considérés plus comme une prouesse technologique qu’autre chose, car en cas de dysfonctionnement d’une station, le trou de ver pourrait « aspirer » l’atmosphère de la planète dans l’espace. Pas la peine de préciser qu’il y a plus de sécurité pour ces derniers que sur l’ensemble des autres trous de ver.
En général, on préfère l’usage de catapultes (magnétiques ou autres) pour l’envoi de matériel en orbite, ou d’ascenseurs orbitaux.
Routes spatiales
Ce terme regroupe tous les itinéraires spatiaux « balisés », maintenus et surveillés. Cela comprend donc les itinéraires des Vaisseaux Transit (qui leur sont réservés), les routes réservées aux vaisseaux avec moteur de saut (rares), ainsi que les points d’entrée et de sorties pré-établis pour les vaisseaux Triche Lumière.
Pour ces derniers, les routes sont divisées en plusieurs « classes » selon qu’elles ont plutôt utilisées pour le transport de marchandises, de personnes, ou pour les vaisseaux militaires, de la sécurité ou diplomatiques de l’Alliance Galactique. Chaque « sphère d’influence » de chaque culture (Humains et Extra Solaires) régissent leurs propres routes qui sont toutes enregistrées auprès des services compétents au niveau de l’Alliance Galactique pour les rendre publiques à tous.
Dernière mise à jour : 1 juin 2026 15:55 par kylcannon