Proxies : L’Univers

with Aucun commentaire

Introduction

Le réchauffement climatique, la crise énergétique, la pollution ont rendu la vie courante difficile. Les IA et la robotique ont créé une vague de chômage sans précédent.
La mise en place de Proxies, des sortes de drones humanoïdes, télécommandés par les gens depuis chez eux (ou par des IA) pour les représenter dans la vie Réelle permet à certains de se lâcher ou lâcher la bride.

Le réchauffement climatique a provoqué une montée des eaux sans précédent, transformant les villes côtières en no mans land où règne le chaos. Ces villes ont vu une exode sans précédent, mal anticipée, qui a jeté sur les routes des millions de réfugiés climatiques, réfugiés qui sont venus grossir les rangs des SDF dans les villes américaines épargnées par la montée des eaux. Ce sont les villes du Nord des USA qui ont vu le plus de gens arriver, dans l’espoir d’émigrer vers le Canada, qui, confronté à ses propres réfugiés, a rapidement fermé ses propres frontières.

Profitant du chaos et d’un président peu inspiré (pour le moins) certains états américains ont tenté de forcer leurs propres lois et  comme le Texas, ont carrément envahi via leurs milices armées des États voisins pour leur imposer leur propre vision des lois. Ces « croisades saintes » ont souvent aussi été une simple excuse pour s’accaparer des ressources, surtout en eau, qui avec le réchauffement climatique est venue à manquer en été.

Ce manque d’eau a particulièrement touché les États de l’Oklahoma, Texas, Kansas, Colorado et le Nouveau-Mexique. Ce phénomène a été appelé « The New Dust Bowl ». L’État américain ne pouvant répondre rapidement à ces difficultés, les états concernés ont ainsi tenté de résoudre directement le problème, poussé par le président, allant à l’encontre des décisions des chambres. Le Texas et le Colorado ont ainsi préféré la solution violente en « réquisitionnant » des territoires d’États voisins, souvent par la force armée.

Il a fallu longtemps et l’intervention des militaires pour arriver à un cessez-le-feu, mais les tensions restent vivent et les tribunaux sont littéralement bloqués par le millier de procédures lancées par chaque état pour s’approprier les ressources en eaux ou les barrages existant.

En résumé cela n’a pas été une seconde guerre de sécession ente deux blocs, mais des états qui se « sur protègent » et embauchent des tonnes de gardes frontières pour « empêcher » l’arrivée de réfugiés des états voisins, ou d’autres qui construisent des barrages privant d’autres états d’eau avec les états spoilés qui lancent des attaques pour récupérer ou détruire ces barrages illégaux. Ce sont  ajouté à cela les différences politiques entre états (pour ou contre l’avortement par exemple) qui se sont ajouter aux régulations, avec, par exemple,  la « State police » qui contrôle les jeunes femmes tentant de gagner un autre état pour un avortement et des milices citoyennes armées voulant les protéger. Sans compter des filières, quelques fois mafieuses, qui se chargent d’aider les jeunes femmes à passer les frontières.

Ces « pseudos » conflits ont créé quelques fois des manques de produits de première ou seconde nécessité, permettant à certains « entrepreneurs » de s’enrichir via la contrebande.

Si l’État américain a tenté de faire disparaître l’argent liquide pour avoir un contrôle total sur l’argent, l’argent liquide continue à circuler « au marché noir », ou d’autres « monnaies » physiques ont vue le jour, dont l’eau dans certains États du New Dust Bowl.

Nouvelles Pandémies

Et comme si le réchauffement et l’instabilité politique ne suffisait pas, de nouvelles épidémies sont apparues ces 20 dernières années, dans la foulée du COVID 19.

2031 : COVID 31 : Une nouvelle souche de ce coronavirus, apparemment issu de Russie, frappe le monde en quelques semaines. Les vaccins existants se sont rapidement montrés insuffisants et le taux de mortalité double de celui du COVID 19. Un système immunitaire déficient pour les survivants a créé non seulement une certaine panique, mais un arrêt complet de la circulation des personnes au niveau mondial, chaque pays se refermant sur lui-même pour éviter une sur-contamination. Cette pandémie accompagnée de plusieurs périodes de confinement a duré près de 5 ans et provoqué un crash économique important, à tel point que certaines institutions internationales ont carrément laissé tomber certaines règles financières pour permettre la survie économique de nombreux pays.

2038 : La troisième pandémie a été la plus meurtrière et de nos jours encore on pense (sans pouvoir le prouver) qu’elle a été provoquée par un virus « créé » mélange de grippe, covid et ebola. Particulièrement meurtrière car avec un délai d’incubation assez long, peu de symptômes (ceux d’un simple rhume), mais une période d’expression très courte, le virus était capable de tuer un adulte en pleine forme en moins de 72 heures. Il a créé un tel traumatisme que les gens se sont renfermés sur eux-mêmes. Masques, filtres, purificateurs d’air, joint d’étanchéité ont connu un boum de ventes sans précédent. La plupart des compagnies aériennes qui avaient survécu ont finit par faire faillite suite aux fermetures d’aéroport. Seul les « riches » ont pu continuer à voyager grâce à leurs avions privés, tout au moins jusqu’à l’arrivée des Proxies.

A cela il faut rajouter l’apparition d’un nouveau Virus, ressemblant au SIDA :
SIRA : Syndrome d’Immuno-Régression Accélérée. Ce virus entraîne une baisse rapide et irréversible des défenses immunitaires, exposant le patient à de multiples infections opportunistes.

Situation Sociale

Les villes (et en particulier la ville de Détroit) se sont « séparées » en plusieurs zones « urbaines » :

Zones déclassées

En gros zone devenue inhabitable, pour des raisons de criminalité, d’hygiène, de risques climatiques, de perte de population, etc…
Veut surtout dire que plus aucun service publique n’y est pratiqué.

Zone de sécurité

C’est une zone qui entoure la Zone Interdite, où la circulation est réglementé et seuls des troupes d’élites patrouillent.

Zone interdite

Ancienne zone déclassée située dans la partie la plus ancienne de la ville, elle est devenue rapidement le repaire de gangs et de criminels à tel point qu’elle a été entourée d’une enceinte et qu’elle est patrouillé par l’armée. Nul n’est censé en sortir ni y rentrer. Mais c’est surtout une zone où le marché noir en tout genre s’épanouit sans contrôle.

La nouvelle ville.

C’est le nouveau centre ville, là où se retrouvent les riches, les nantis, les politiciens et les immeubles des sociétés. Protégée par une police privé qui régule les accès, optimisée et souvent arcologique, il regroupe les immeubles flambants neufs des sociétés florissantes et les appartements des employés, avec tout ce qu’il faut pour qu’il mène une vie « normale ».

Les Zones « neutres ».

C’est tout le reste. Des immeubles plus anciens plus ou moins bien entretenus, ou des banlieues, là où les gens les moins riches, voir les pauvres habitent. Les SDF préfèrent squatter dans les Zones déclassées.
Le reste c’est l’ancienne ville en attente de réhabilitation, ou les lotissements jamais rénovés, avec des maisons vieillissantes, rachetées et habitées au fur et à mesure du décès ou du départ de leurs habitants originaux. S’y côtoient, involontairement, des gens ayant acheté leur maison à plein tarif et des gens ayant pû profiter d’une vente aux enchères n’ayant pas décollé très haut. Malheureusement cela fait très longtemps que les investisseurs ne rachète plus rien si un plan de passage en quartier surveillé n’est pas prévu.

Boum technologique

Si pour l’américain moyen la vie s’est particulièrement compliquée de par le changement climatique, certains ont bien tiré leur épingle du jeu. trois technologies ont connu un boum assez impressionnant et enrichi les sociétés à leur origine.

– La réalité augmentée : Même si la technologie en elle-même n’est pas nouvelle, c’est surtout la disponibilité et le prix tout public des « interfaces » qui ont permit son développement. De nouveaux dispositifs miniaturisé ont ainsi permis à n’importe qui de se payer une paire de lunette, un monocle, une visière ou même (mais à des prix bien plus importants) des lentilles RA. Si de ce fait, cela permet d’afficher quasiment en continu des informations nécessaires ou importantes en s’affranchissant d’écrans encombrants, cela a aussi permit, malheureusement, de saturer la voie publique de publicités « holographiques », ce qui, quelque part, a contribué encore plus au syndrome de Hikikomori, ou retrait public.

– Les Proxies : Les Proxies sont des drones humanoïde « télécommandés » via une interface « mentale » simplifiée, utilisés aussi bien par les militaires, policiers, médecins, que les civils. Ils peuvent aussi être loués temporairement pour des besoins particuliers. Ils ont ainsi permis d’éviter les voyages, longs ou courts. Les sociétés ont rapidement investi pour laisser leurs employés  travailler de chez eux, mais en étant présent dans les locaux. Ils permettent aussi d’éviter de mettre des humains en avant dans des situations dangereuses. Et surtout ils aident à palier aux incapacités structurelles des Intelligences Artificielles pour créer de véritables robots autonomes.

– Les IA : Elles ont bien évoluées en 20 ans, mais elles restent quand même « cloîtrées » dans des fermes de serveurs pour leur permettre d’avoir la puissance de calcul et les ressources nécessaires. Il a fallu toute la puissance des plus grosses sociétés pour qu’elles soient autorisées à utiliser des Proxies, spécialement ‘marqués’ afin de pouvoir améliorer leurs échanges avec les humains.

En résultat, quand les conditions climatiques sont mauvaises, la ville présente souvent une facette entièrement ‘robotisée’ où seuls les Proxies et les robots circulent.

– Épissage des gènes : La technologie a aussi bien avancé dans le domaine de la manipulation génétique, entre autres pour faciliter la mise au point des vaccins ou autres protections contre ces nouveaux virus. C’est ainsi qu’un nouvel outil d’épissage a vu le jour : le CRiX™ . Fortement diffusé, il a rapidement été détourné par des cliniques privées pour « améliorer » les gènes de leurs clients. Tout d’abord pour corriger certaines aberrations génétiques, puis pour supprimer certaines prédispositions à certaines maladies génétiques ou cancer, puis pour « améliorer » ou modifier certains gènes : changer de couleur d’yeux, de cheveux, de musculature. Les dérives ont été rapides et causèrent souvent des tragédies et culminèrent jusqu’à une catastrophe à l’échelle planétaire : Une modification génétique non validée sur des insectes, censée aider à combattre des ravageurs des cultures produisit exactement le contraire : de nouvelles générations de ravageurs apparurent, bien plus résistantes à tout les traitements connus, provoquant des famines à plusieurs endroits du globe. Suite à cette catastrophe, l’utilisation de CriX fut interdite, au niveau mondial,  en dehors d’un cadre bien défini et surveillé par des agences nationales et internationales..

Bien entendu, des cliniques « noires » commencèrent à s’implanter pour continuer ce genre de manipulations, malgré les risques et les interdictions.

 

Et les PJs dans tout ça ?

Dans le chaos subit ces dernières années, l’état fédéral américain a décidé de réduire les coûts tout en soulageant les municipalités (et aussi pour centraliser l’application des lois). Beaucoup d’agences fédérales ont été supprimées, d’autres ont été réduites à leur portion congrue, souvent réduite à un centre administratif. La Police est devenue fédérale et toutes les forces de police dépendent maintenant de l’état fédéral et non plus de la municipalité, région, état ou tout autre structure juridictionnelle.

Les économies d’échelles ont permis d’équiper les polices de matériel dernier cri (voir [équipement])

Et devinez quoi ? Les PJs font partie de cette nouvelle police « High tech » en charge d’enquêtes et d’opérations en tout genre.

 

Mais pourquoi des humains ?

Les petits délits sont déjà gérés par des robots autonomes (généralement des espèces de bornes mobiles), mais l’interaction directe ne fonctionne généralement pas. Les gens ignorent simplement le robot. De fait la plupart des contraventions sont émises via des IA spécialisées qui scannent en continue la ville via des caméras stratégiquement placées, y compris dans les véhicules.

Mais dès lors que l’on tombe sur des délits plus importants, où le criminel ou délinquant peut être armé, ou dans des situations particulières, même l’IA est dépassée. Il faudrait encore des années d’apprentissage pour qu’une IA soit capable d’appréhender toutes les situations possibles. Certains appellent cela le « syndrome Robocop ».

De plus robots et Proxies ont un gros défaut. Ils ne peuvent pas faire d’heures supplémentaires, comprenez qu’une fois leurs batteries à plat, ils ne peuvent plus rien faire. Et même si les batteries se sont bien améliorées en 2040, la consommation a augmenté en même temps. Et les batteries, comme l’énergie, coûtent maintenant extrêmement cher. Un proxy bas de gamme n’a généralement que quelques heures d’autonomie, et les modèles plus avancés dépassent rarement la trentaine d’heures. Les robots s’en tirent un peu mieux du fait de leur « autonomie » (ie ils n’ont pas besoin d’un émetteur « quantique ») mais pas quoi sauter au plafond.

En même temps, nombreux sont ceux qui trouvent que cela serait donner « trop de pouvoir » aux IA. Un statut quo a donc été établi et certaines professions sont donc réservées aux humains, assistés d’IA quand cela est possible ou nécessaire.

D’autres professions elles restent malheureusement plus rentable quand effectuées par des humains acceptant des très bas salaires plutôt que par des robots. Les bons spécialistes eux peuvent travailler via un proxy, partout dans le pays ou le monde.

Dernière mise à jour : 7 janvier 2026 15:29 par kylcannon

Suivre kylcannon:

Derniers billets de