Confédération Solaire
Avant de rejoindre l’AG, la Terre était en conflit avec Mars, qui demandait une autonomie totale mais avec des accords de libre échange commerciaux (Terre et Mars étant tributaire l’un de l’autre sur certaines ressources), les deux étant en conflits larvés avec les coloniaux spatiens (habitants des stations spatiales ou colonies dômes sur d’autres planètes du système et ouvriers installés au niveau de la ceinture d’astéroïdes). Mars et la Terre ayant besoin des ressources minérales et alimentaires des spatiens, Mars et les Spatiens étant tributaires des fournitures « autres » (médicaments, technologie, information). Finalement, La Confédération Solaire est née des Accords de Genève Orbitale, après une série de crises qui menaçaient d’opposer la Terre à ses colonies. Elle rassemble aujourd’hui la Terre et ses colonies directes, ainsi que des représentants de Mars et des Spatiens, bien que ceux-ci n’aient qu’un statut d’observateurs. Officiellement, la Confédération a pour but de préserver la paix et la coopération entre les mondes du système solaire. En pratique, elle est surtout un champ de luttes diplomatiques, où la Terre tente de conserver son influence face à des partenaires toujours plus indépendants.
La Terre dans la Confédération Solaire
La Terre reste le cœur historique de l’humanité, mais ce n’est plus le centre incontesté du pouvoir. Avec l’instauration de l’Allocation d’Énergie et de Masse (AEM) par la Confédération Solaire, chaque citoyen a la garantie d’une subsistance de base : nourriture, logement, énergie et matériaux pour imprimantes 3D (vêtements, loisirs, nourriture). Cette sécurité a réduit la misère, mais a aussi bouleversé les anciens modèles économiques.
Les anciennes puissances industrielles (États-Unis, Europe, Japon) se sont vidées d’une partie de leurs citoyens, partis chercher fortune ou liberté dans les colonies spatiales ou les mondes de l’AG. Leurs mégalopoles paraissent souvent vides, entre quartiers luxueux réservés aux élites et zones abandonnées reprises par la nature. L’influence culturelle demeure, mais l’aura politique a nettement décliné.
En revanche, ce sont les pays d’Afrique qui ont le mieux su tirer parti du nouvel ordre. Moins entravés par le poids de leurs infrastructures anciennes, ils ont investi massivement dans les énergies propres, les biotechnologies et le commerce interplanétaire. Des villes comme Nairobi, Lagos ou Le Cap sont devenues des plaques tournantes majeures, synonymes d’innovation et de prospérité durable. L’Afrique est perçue comme l’avenir « radieux » de la Terre, une vitrine de développement harmonieux.
Mais la planète reste profondément marquée par la lutte d’influence des corporations transnationales, dont beaucoup n’ont pas survécu à la réorganisation confédérale, mais dont certaines demeurent trop puissantes pour être dissoutes. Ces conglomérats continuent de pousser leur agenda ultracapitaliste, cherchant à exploiter les failles du système AEM et à maintenir une dépendance économique envers leurs services « premium ».
La division politique demeure : si une grande partie du globe appartient à la Confédération Solaire, certains États majeurs (Russie, Chine, Corée du Nord) ont refusé d’y entrer, par méfiance ou par volonté de conserver un contrôle totalitaire. Ces régions vivent en marge, technologiquement compétitives mais isolées diplomatiquement, et sont devenues des zones de tensions et de manœuvres occultes.
La Terre, aujourd’hui, oscille donc entre idéal confédéral (sécurité et prospérité garantie) et réalités anciennes (corporations avides, nations en retrait, inégalités persistantes). C’est un monde contrasté : à la fois sanctuaire historique de l’humanité et terrain d’intrigues permanentes, dont l’équilibre est fragile face à l’expansion galopante de l’espèce humaine dans le reste du Système solaire.
Mars et la Marstech
Origines
Dès les premiers projets de colonisation, Mars a attiré scientifiques, ingénieurs et visionnaires grâce à un financement massif de sociétés terriennes. Les premiers colons ont construits les cités-dômes, installées dans les grandes vallées (Valles Marineris, Hellas Planitia), offrant ainsi un environnement semi-protégé. À l’origine, l’objectif premier était la terraformation de Mars en mettant en place une atmosphère artificielle, un sol cultivable via bactéries modifiées et l’installation de serres géantes pour nourrir l’intégralité de la population martienne.
L’Âge d’Or de la Recherche
Les offres faites par les colonisateurs de Mars étaient particulièrement alléchantes, même si en dehors de toute considération économique et ont attiré un nombre important de scientifiques, chercheurs et ouvriers spécialisés.
Rapidement, Mars est devenu le laboratoire de l’humanité : La « Marstech » s’est imposée comme synonyme de pointe scientifique : biotechnologies, propulsion, IA avancée, matériaux expérimentaux.
Les meilleures universités et entreprises ont ouvert des succursales sous les dômes, attirant un maximum d’étudiants devenus de facto des citoyens de Mars, c’est à dire des martiens.
Les colonisateurs originels ont toujours cultivé cette identité propre, afin de se démarquer de la Terre. À l’époque on disait souvent que : « Si c’est Marstech, c’est dix ans en avance sur la Terre ».
Échec relatif de la terraformation
Malgré des avancées locales, Mars n’a jamais pu acquérir une atmosphère viable. De nos jours quelques vallées possèdent un semblant d’air respirable, mais nécessitant toujours une assistance en oxygène si vous comptez faire le moindre effort (un peu comme l’atmosphère en haut du mont Everest .
Le rêve d’un « nouveau monde » ouvert sous le ciel martien a été remplacé par la réalité des dômes pressurisés et des villes puits.
Déclin et Tensions
L’indépendantisme martien s’est nourri du prestige de la Marstech, menant à des conflits larvés avec la Terre. C’est cette avancée technologique qui a permis pendant longtemps de conserver l’inertie du projet général de colonisation martienne, artificiellement. Les salaires, les investissements ont toujours été un non sens économique et ne pouvaient pas être rentables. La vente de technologie Marstech n’a fait que faire reculer l’échéance.
Les sanctions économiques et la méfiance ont progressivement poussé nombre de colons à repartir, laissant des dômes à moitié vides.
Aujourd’hui, Mars n’est plus la « capitale scientifique » qu’elle rêvait d’être, mais elle garde une auréole mythique et abrite encore des centres de recherche secrets.
Colonisation
Bien avant que la Terre ne rejoigne l’Alliance Galactique, des programmes de colonisation d’exo-planètes « habitables » avaient été lancés. Des vaisseaux générationnels ont ainsi été lancés (de type mange poussières). C’est ainsi que le « New Hope » mis 423 ans pour rejoindre Proxima Centauri B et y installa la première colonie humaine. C’est, à ce jour, la seule colonie « pré Triche Lumière » toujours existante et elle jouit ainsi d’un statut particulier d’indépendance vis à vis de l’Union Terrienne. Elle se représente elle-même au sein de l’Alliance Galactique comme une « nation » indépendante.
Il est à noter que Proxima Centauri B a rencontré des Extrasolaires bien avant la Terre, mais n’ayant pas la capacité à l’époque de prévenir cette dernière, cette information ne fut connue que bien plus tard. Dès les premiers échanges avec les ES, des accords diplomatiques et commerciaux furent établis.
Les colonisations suivantes eurent lieu après l’adhésion de Sol à l’Alliance Galactique. Des vaisseaux coloniaux furent dépêchés sur des planètes plus ou moins éloignées, d’abord via Triche Lumière, et au fur et à mesure de la mise en place de Trous de Ver, par ceux-ci. Le rythme de la colonisation est limité par la disponibilité des colons et la régulation de l’Alliance Galactique. Sans compter que la Terraformation nécessite jusqu’à plusieurs centaines d’années pour permettre de rendre une planète colonisable par l’espèce humaine (et cela sans compter le temps nécessaire à trouver une planète apte).
NOTE: Les Terriens sont parmi les cultures les plus focalisées sur la colonisation d’autres planètes, heureusement sous l’égide de l’Alliance Galactique, ce qui évite bien des conflits. Là où les autres cultures ont plutôt tendance à coloniser une autre planète quand ses planètes souffrent de surpopulation ou qu’ils ont besoins de ressources, les humains semble (à leurs yeux) « se diluer » sur un maximum de planètes. Ce qui pourrait poser problème auprès de certaines cultures ES qui commencent à parler d’hégémonie, voire de « remplacement Civilisationnel ».
De nos jours les colonisations se font beaucoup plus facilement. Beaucoup de corporations établissent des « colonies » sur des planètes « intéressantes » pour leur activité. Les Dynasties Solaires ont aussi colonisé, à leur frais, des planètes entières à leur seul usage.
Des groupes nationaux ou culturels voient aussi en la colonisation la méthode la plus simple pour conserver leurs traditions, leur langues régionales, etc.
Exemple : New Glasgow est une planète colonisée dédiée uniquement à la préservation de la culture Écossaise avec une reconstruction à l’identique d’Édimbourg.
Terraformation
La Terraformation d’une planète morte en planète habitable, à l’instar de Mars, est toujours en voeu pieu. Aucune culture ES n’a jamais réussi à effectuer ce tour de force, d’autant plus que parmi les cultures présentes au sein de l’Alliance Galactique toutes n’ont pas les mêmes besoins.
Par contre ce qui est à la porté des colons c’est de transformer une planète « vivante » et apte à soutenir la vie humaine (ou ES) afin qu’elle puisse être colonisée. En effet une planète avec une atmosphère compatible est toujours nécessaire. Une telle planète ne permet pas obligatoirement la survie des colons. La flore et la faune peuvent ne pas être compatible avec la biologie humaine. C’est la que la Terraformation rentre en compte. Après vérification qu’une telle opération ne va pas « éradiquer » une potentielle forme de vie, la planète est ensemencer avec des bactéries pour développer un biome compatible. S’ensuit un ensemencement d’insectes et éventuellement de petites formes de vie. C’est uniquement lorsque il est devenu possible de cultiver le sol que la véritable colonisation commence.
Autre type de colonisation
Toute les colonies n’ont pas pour but de devenir de « nouvelles Terre ». Beaucoup de planète ou de lunes sont colonisées pour leurs ressources en matières premières. Dans ces cas là, pas de terraformation mais juste l’installation de dômes, de cités souterraines ou en « puits » pour permettre aux exploitants d’avoir une vie correcte. L’époque des exploitations minières de la ceinture d’astéroïdes « précaires » est finie (enfin « officiellement »). Bien entendu ce type de colonie est bien souvent plus ou moins dépendante de l’extérieur pour sa survie.
Mondes du Coeur
Ce sont les mondes « capitales » de chaque culture. Ils font aussi partie des Mondes du Noyau, avec tous les avantages de ces derniers. C’est plus un terme informatif, généralement liés aux représentants auprès de l’Alliance Galactique.
Mondes du Noyau
Ce sont les mondes « centraux » de chaque culture. Ils sont continuellement reliés par des trous de ver, y compris planétaires (voir le Hub).
Les communications y sont instantanées et le Réseau Omninet (Unisphère) y est complet et à 100 % d’efficacité et de rapidité.
Tous les résidents y touchent un Revenu Garanti, même si 85% ont des emplois.
Mondes Intermédiaires
Ce sont des ensembles d’anciennes colonies, ou de mondes terraformés, encore joignable via des trous de vers et bien desservis par des routes commerciales.
Communications et réseau sont opérationnels grâce des relais tachyonique là où les portails sont absents.
Seuls de petits décalages de quelques secondes peuvent avoir lieu pour les plus éloignés.
Les gens y sont cultivés avec encore un revenu garanti, mais moindre que dans celui du Noyau car les prix y sont moindres.
Typiquement la banlieue des cadres
Ces mondes sont encore sous la gestion de leurs gouvernements respectifs et par l’Alliance Galactique.
Bordure
Ce sont les mondes nouvellement colonisés ou en cours de terraformation.
Ils sont loin de tout, même s’ils sont reliés par des routes commerciales nouvelles.
Les portails y sont absents, ou rares, ou en construction. Peu de relais tachyonique, mais l’omninet est mis à jour par des Sondes Triche Lumière automatisées.
Le degré d’avancement des colonisations ou terraformations sont variables, et leur organisation politique dépend de leurs origines : Gouverneur d’une entité politique représentée par la majorité des citoyens, gouvernement local, Conseil Corporatiste, villages indépendants.
Mondes des Confins
Ces mondes échappent complètement à l’administration de l’Alliance Galactique. Ils peuvent être lié à un gouvernement ES ou humain quelconque, mais bien souvent ce sont des colonies « sauvages », c’est-à-dire créés par des intérêts privés, des anciens vaisseaux générationnels ou autres « fugitifs » politiques ou économiques. On y trouve aussi nombre de colonies « corporatistes », installées « loin des yeux » de l’AG, ce qui permet aux corporations d’y faire ce qu’elles veulent (essentiellement pour gagner un maximum d’argent).
Cela peut être aussi des mondes plus primitifs, découverts puis oubliés ou abandonnés par ceux qui les ont découverts.
Leurs points communs sont un certain chaos administratif et organisationnel, une criminalité endémique, des routes commerciales inexistantes.
Mais, quelque part dans une base de données, ils sont référencés auprès de l’Alliance Galactique.
Mondes des Sillons
Heureusement rares, ce sont des planètes oubliées. Soit parce qu’elles n’ont jamais été « officiellement » colonisées, soit parce que leur colonisation date de trop longtemps et elles n’étaient pas assez intéressantes pour qu’on fasse attention à elles, soit elles ont été effacées des bases de données.
C’est le cas pour beaucoup de colonies « corporatistes », qui n’ont pas eu la rentabilité souhaitée et qui ont été abandonnées, soit vidées de tout ce qu’il y avait d’intéressant, puis abandonnées.
Souvent, les colons de ces planètes ont eu la chance de se voir « offrir » des terres et un pack de démarrage minimal en remerciement du travail fourni, par la corporation juste avant qu’elle ne quitte la planète.
Leur existence n’existe bien souvent plus que dans de vieilles bases de données de certaines corporations, ou ne sont connues que par des commerçants douteux, des contrebandiers ou des pirates.
Si leur « richesse »venait à être connue par la corporation originale, certaines n’hésiteraient pas à organiser des raids de « récupération de capitaux », du pillage à main armé. De toute façon l’Alliance Galactique est bien loin, et Galpol aussi.
Le Hub
Le Hub est le nom donné au réseau de trous de ver qui relie toutes les planètes capitales des mondes de l’Alliance Galactique. En fait dès qu’une planète rejoint l’Alliance Galactique, cette dernière installe (à ses frais) une « gare » de Trous de ver sur la planète. Cela comprend tout le nécessaire pour créer une liaison par train permettant de passer, via les trous de ver, d’une planète à l’autre. Bien entendu la première liaison mise en place est vers Narjanaa, la planète Capitale de l’Alliance Galactique, mais au fur et à mesure de nouveaux trous de ver sont installés afin de permettre une circulation facilité entre les planètes.
Cela permet le transport facile des marchandises, personnes et bien entendu représentants. Il reste que telles gares sont complexes à construire et à mettre en place et consomme une énergie monstrueuse.
La « Sphère de Communication »
C’est le terme donné pour représenter l’ensemble des mondes connectés en temps réel (ou presque) sur Omninet et/ou l’Unisphère avec des liaisons continues à l’opposé des mondes dont les réseaux sont mis à jour uniquement lors de passages de vaisseaux Hermes.
Dernière mise à jour : 1 juin 2026 16:25 par kylcannon