Proxies
Les Proxies sont des drones « télécommandés » utilisés aussi bien par les militaires, policiers, médecins, que les civils. Ils peuvent aussi être loués temporairement pour des besoins particulier.
Les différentes raisons d’utilisation des proxies :
Pour combattre la pollution, la contamination :
Utiliser un proxy, déjà situé dans un immeuble de bureau par exemple, permet d’économiser le trajet nécessaire pour se rendre au travail. C’est une sorte de télétravail « amélioré ».
Pour des raisons de sécurité :
Les proxies permettent aux civils de se protéger des menaces potentielles, comme le terrorisme, la criminalité, la contamination ou les catastrophes naturelles, tout en gardant un « semblant » de vie sociale et une plus grande liberté « de mouvements ».
Pour des raisons de confort :
Lorsque les sociétés de loisirs, mise à mal avec les divers confinement ont découvert les proxies, elles se sont dit que cela permettrait d’offrir à tout le monde la possibilité de vivre des expériences inaccessibles ou trop risquées dans la réalité, comme les voyages ou les sports extrêmes.
Les proxies permettent aussi à certaines personnes ayant une connaissance spécifique de travailler en se fatiguant moins (comme certains soudeurs, ou autres).
Des spécialistes reconnus mondialement peuvent ainsi intervenir à l’étranger sans avoir à se déplacer, simplement en se connectant à un proxy déjà présent sur place (les médecins spécialistes par exemple).
Pour des raisons de sociabilité :
Les proxies favorisent les interactions sociales entre les civils, en leur offrant la possibilité de se rencontrer, de se divertir ou de travailler à distance. D’ailleurs les personnes handicapées physiques ont été les premiers à bénéficier de cette nouvelle technologie, à l’époque de son émergence. Les proxies permettent aussi de se créer une identité numérique personnalisée, en modifiant leur apparence, leur voix ou leur comportement.
Pour les IA
Les proxies ont été d’abord conçu pour permettre aux IA d’interagir. Leur noyau étant trop imposant pour se déplacer, télécommander un proxy était le meilleur moyen pour leur permettre d’interagir avec les humains. Et comme il ne faut pas faire de jaloux, les humains ont fini par les utiliser aussi.
Généralités
Un système fonctionnant sur le principe des emoji permet de simuler des options, selon la simplicité ou complexité du proxy. La plupart des proxies ayant un écran comme « visage », avec un affichage « simplifié » (yeux et bouche). Au fur et à mesure l’affichage s’est fait plus « précis » jusqu’à pouvoir reconstituer le visage de l’opérateur en 3D. Pour les proxies « achetés » il est aussi souvent plus simple d’acheter un « masque » reprenant les traits de l’utilisateur : cela va du visage fixe à celui capable de retransmettre exactement les mimiques de l’opérateur.
IMPORTANT
Les proxies ont une forme humanoide, mais ils ne peuvent pas, légalement, ressembler « à s’y méprendre » pour des humains. Comme à l’origine ils étaient utilisés par les IA, c’était pour se prémunir de manipulation par ces dernières. La raison reste la même et la technologie permettant de créer maintenant un « clone » d’une personne existante, la loi a été renforcée.
Seuls les Proxies « sexuels » peuvent ressembler à des humains, mais ils leur est interdit de sortir des zones spécifiques. Bien qu’anatomiquement complet, ils ne peuvent généralement pas marcher. En fait la plupart reste connectés par câble, ce qui assure leur liberté restreinte, tout en s’assurant d’une alimentation en continue et d’une capacité de « calcul » maximale.
Aucune loi n’interdit les interactions entre humains et proxy, mais il faut un modèle de proxy différent des modèles ‘standard’. Certains peuvent avoir des éléments personnalisables comme les « organes » ou le visage.
Options
Il existe des Proxies très rudimentaires, mais avec des options (payantes) certains peuvent aller jusqu’à ressembler à des humains. Mais il est interdit qu’ils soient complètement ressemblants (ie puissent se faire passer pour des humains).
Parmi les options :
- Biofeedback : L’utilisateur « ressent » des sensations en retour du proxy. Via une combinaison, ou directement par induction neurale. Très utiles pour les utilisateurs à usage « sexuel ».
- Visage holographique : Le visage du proxy peut représenter celui de l’utilisateur (utilisé par les proxies de location surtout)
- silhouette holographique : idem ci dessus, mais cela « copie » le corps et les vêtements des usagers
- Masque : le proxy possède une copie du visage de l’utilisateur
Notes: les hologrammes restent légèrement transparents et donc reconnaissables en tant que tel.
De base les proxies sont plus « faibles » que leur pendant humain. Outre le fait qu’il y a un (petit) délai / décalage entre la réception et l’émission des « ordres », ils sont volontairement faits légèrement plus faibles (mais résistants).
Néanmoins, dans certains cas, (proxies « professionnels » pour le travail en usine par exemple), certaines de leurs caractéristiques peuvent être équivalentes, voire supérieures à un humain. Ce genre de proxy est généralement « marqué » différemment afin d’avertir les humaines (dont les policiers).
Mais, le hic, c’est que certains modifient illégalement les proxies, soit pour des utilisations douteuses (criminels) soit pour le « fun » (entre autre les jeunes fans de sensations fortes).
Parmi les autres « améliorations » il y a aussi le « look » extérieur des proxies, surtout ceux qui ont été achetés. Il est légalement « interdit » d’habiller un proxy dans le but de cacher son armature, ou de lui créer un corps « anatomiquement » correct. Seuls sont autorisés les « faces », c’est à dire des visages plus ou moins ressemblant à un humain, mais dont la couleur doit être « non naturelle », afin de faciliter la discussion et le transfert des émotions et de leur mettre quelques « vêtements » comme « décoration » (par exemple un tee shirt identique à celui de son opérateur est autorisé).
Néanmoins tant que les proxies sont utilisés « en résidence », c’est à dire qu’ils ne quittent pas un domicile ou un lieu défini (comme pour les proxies de « discussions »), la loi n’est pas trop regardante.
Connexion
La connexion aux proxies se fait via un Tunnel (VPN) crypté quantiquement. Il est donc vraiment très difficile de pirater un proxy en cours d’utilisation.
Ce qui veut dire que pour « hacker » une transmission, il faut au minimum un ordinateur quantique. Or cela ne se trouve pas (encore) sous le sabot d’un cheval.
Les proxies « de location » sont généralement réinstallés après chaque utilisation (de même qu’ils sont nettoyés et bien sûr, désinfectés).
Les piratages se font habituellement sur des proxies « bas de gamme » ou au noir où la rigueur n’est pas la même. Ou sur des proxies « persos » peu mis à jour, mal sécurisés. Le classique code oublié, standardisé ou la clé physique de déverrouillage oubliée ou copiée.
Interface Opérateur
L’interface opérateur est le système qui permet à un humain de contrôler un proxy.
Ces appareils peuvent se louer, mais généralement les personnes ont le leur qui peut être connecté à n’importe quel proxy, y compris des proxies de location.
Le système le plus simple est constitué d’un casque VR avec un système de joystick pour les déplacements et les mouvements des bras / torses.
On trouve aussi assez couramment un capteur neuronal (pour « lire » les déplacements et utiliser un « clavier » virtuel, pour les émoji par exemple)) et de gants (pour la manipulation des « mains » et bras). Certains casques VR ont la capacité de « lire » le visage du porteur pour reporter de manière plus ou moins simplifiées les « mimiques » de l’opérateur.
Le capteur Neuronal demande un « scan » (un test) pour calibrer l’interface (chaque capteur est testé pour détecter un mouvement bien particulier). Heureusement ces résultats peuvent être sauvegardés pour un usage ultérieur (pratique pour les Interfaces Opérateurs de location).
Il existe bien souvent autant de types d’interfaçage « secondaire » que de marques : Lecture de la position des yeux pour « déclencher » les fonctions de l’interface, pont neural (capable de lire et produire des impulsions nerveuses), commandes vocales, etc..
Les modèles évoluent avec le prix et comprennent des casques VR plus léger, avec une meilleure résolution, un meilleur rendu des couleurs, des sons, de la profondeur, , des capteurs neuronaux plus poussés, ou des capteurs sur le visage pour « lire » les émotions, la capacité de retranscrire les odeurs. Ils peuvent être couplés à des combinaisons complètes.
Une utilisation complète neuronale (uniquement par la pensée) est possible mais très coûteuse et nécessite une adaptation personnalisée assez longue (pour « mapper » le cerveau et repérer toutes les zones actives selon les actions).
Enfin différents « accessoires » peuvent être achetés pour compléter les interactions entre adultes consentants …
Proxies spécialisés
Proxies professionnels
Proxy Médical : plus léger, très précis dans les gestes, avec un temps de latence réduit au maximum. Utilisé dans les hôpitaux, ou par des spécialistes qui interviennent à distance.
Proxy Industriel : plus massif, force augmentée, blindage renforcé, quelque fois équipés de bras modulables (soudeuse, perceuse, bras télescopique). Couleur vive et marquages obligatoires (sécurité au travail).
Proxy Sauvetage : adapté aux zones sinistrées, blindé contre les incendies et gaz toxiques, équipé de caméras thermiques et de balises de secours. Certains ont des exosquelettes pour soulever des gravats.
Proxy Logistique : spécialisé dans le transport de charges, avec des jambes robustes. Souvent vus dans les entrepôts et hubs de livraison.
Proxies sécuritaires
Proxy Policier / Militaire : Existent souvent en plusieurs variantes :
Reconnaissance : plus petit, rapide, capteurs multiples, mais faible en force.
Assaut : plus imposant, blindage renforcé, équipé pour supporter des armes montées (armes non létales ou létales).
Contrôle de foule : haut-parleur intégré, lanceurs de grenades lacrymo, filets électrifiés, systèmes de flash optiques pour aveugler.
Proxiy Garde du Corps ou de sécurité : version civile, autorisé à porter uniquement des systèmes de défense non létaux (paralysants, boucliers déployables, mousse immobilisante).
Proxies sociaux / civils
Proxy Domestique : petite taille, humanoïde minimaliste, conçu pour la maison (cuisine, massage, garde d’enfants). Limitations légales strictes (pas d’armes, pas de biofeedback complet).
Proxy Éducatif : utilisé dans les écoles, anthropomorphe mais aux traits volontairement simplifiés (un mix entre un instituteur cartoon et un assistant numérique). Capable de reproduire des expériences virtuelles pour les élèves.
Proxy de Loisirs : avatars pour sports extrêmes, voyages dangereux (alpinisme, spéléologie, surf, etc.). Leur corps est optimisé pour résister aux chocs, aux hautes pressions ou aux températures extrêmes. Généralement loués dans des centres de loisirs dédiés.
Proxy Relationnel : utilisé par les personnes âgées ou handicapées pour maintenir un lien social (souvent avec biofeedback limité : chaleur d’une poignée de main, texture d’un contact).
Proxies marginaux / illégaux
Proxies Clones : modifiés illégalement pour ressembler à s’y méprendre à un humain existant (souvent utilisés dans les arnaques, infiltrations ou sextapes pirates).
Proxies Boostés : versions “dopées” par les jeunes ou criminels (force augmentée, vitesse, blindage improvisé). Généralement instables et dangereux.
Proxies sexuels : conçus pour la compagnie ou les services intimes, souvent avec des fonctionnalités controversées (biofeedback avancé, personnalisation extrême). Leur usage est strictement réglementé et la dite réglementation peut différer d’un état à l’autre.
Proxies Zombies : proxies cassés, bricolés à partir de pièces récupérées. Peu fiables, mais parfois utilisés comme chair à canon par des gangs.
Et les robots alors ?
Les robots existent et sont courants, mais ils sont encore limités par leurs capacités cognitives. Il n’est pas encore possible d’intégrer une IA valable dans un robot et remplacer tout le personnel d’une usine, par exemple, par des robots contrôlés par IA coûterait beaucoup plus cher que de permettre à des ouvriers formés d’utiliser des proxies.
Les Robots ont donc très rarement des formes humanoïdes, car ils sont surtout conçus pour des usages précis, moins gourmands en ressources et donc plus facile à vendre en grand nombre..
Seuls des modèles de luxe sont créés pour servir un peu à tout, mais essentiellement disons-le comme « domestique », voire esclave… voire objet sexuel.
Ils sont autonomes, mais dotés d’une capacité de raisonnement très réduite.
Dans la réalité, on retrouve des robots humanoïdes principalement chez des personnes ayant de gros moyens et pouvant installer chez eux une « ferme » de serveurs qui va servir de support pour « télécommander » les robots (les transformants ainsi, de fait, en proxies pour des IA).
Intégrer une véritable IA performante dans un corps humanoïde (voire plus petit) n’est pas (encore ?) possible.
Et les humains ?
L’usage généralisé des proxies a permis à nombre de gens de conserver leur emploi tout en restant à l’abri des épidémies, de la pollution et des crises climatiques temporaires, mais a aussi créé quelques petits emplois, souvent uberisés, surtout quand il s’agit d’agir « à l’extérieur ».
Changeur de batterie : Courses passés par smartphone via des applications dédiés, souvent à destination des humains réfugiés, sdf ou illégaux. Cela consiste généralement à changer les batteries d’un proxy tombé à sec pour diverses raisons. La course comprend la récupération d’une batterie rechargée à un poste « public », puis le retour et remise à charger de la batterie « défaillante ».
Décoinceur de proxy : En charge de « décoincer » un proxy, bloqué dans un escalier, un regard d’égout, tombé et incapable de se relever, etc.
Réparateur : En charge de réparer ou redémarrer rapidement un proxy endommagé et incapable de rentrer « chez lui », qu’il s’agisse d’une agence de location ou d’un particulier. Comprend généralement un nettoyage / désinfection complet et éventuellement le portage si la réparation n’est pas possible sur place.
Gardien de proxy : En charge de surveiller un proxy déconnecté pour éviter vol de pièces et vandalisation.
Hôte temporaire : louer une prise électrique pour recharger un proxy « de passage ».
Prêteur d’identité (illégal) : fournir son identité / laisser passer à un proxy pour entrer dans une zone réglementée.
Note : ces « jobs » peuvent être aussi donnés pour les mêmes raisons à des robots. Par exemple il arrive souvent que les robots de livraison soient bloqués, ou renversés, soit volontairement par des humains « jaloux », ou involontairement .
Législation
Les robots ne sont pas dotés d’IA (ils n’ont pas l’espace nécessaire) et ont plutôt des programmes spécialisés. Ils n’ont donc pas plus de droits qu’un outil ou un ordinateur. Ils restent néanmoins liés à la loi qui interdit qu’un robot (ou un proxy) soit fait de manière à « induire en erreur quant à son origine réelle ».
De fait hormis des modèles particulièrement luxueux et des sex-dolls, très peu de robots sont humanoïdes. Tous les robots humanoides (ie pouvant prêter à confusion) sont soumis à une obligation de « résidence » (ils n’ont pas le droit de « circuler » sur la voie publique.
Comme les proxies « sexuels » ressemblant à des humains, les robots ne peuvent quitter l’établissement auquel ils sont rattachés.
Les sex-dolls ont remplacés la prostitution classique, maintenant interdite sauf au sein d’établissements référencés à l’hygiène impeccable .. ou dans les sous-zones où c’est quelquefois un des rares moyens de gagner de l’argent (paiement par liquide ou par « virement instantané » entre data-w, ou de éléments de première nécessité (troc).
Dernière mise à jour : 6 octobre 2025 14:03 par kylcannon